Rejoindre le crépuscule où le soleil ne décline pas. S'abaisse à peine... Une couleur comme le menton d'un boxeur. Visible derrière sa garde. A distance des coups et protégeant le souffle. Seule fatigue : le corps. Après la route. Les pieds dans le sable ou la terre. Comme les braises s'enfouissent dans les cendres. Agiter le sommeil de rêves qui enroulent le corps dans la matière du sol, algues, feuilles, humus, ou ce que la peau oublie dès que les paupières s'ouvrent. Et puis, parce que la joie demande de choisir ses matins, écouter, voir... Percée, perceptions. Aux yeux le coeur donne son tempo... Regarder l'aube, teintes et bruissements, où la nuit ne déborde pas.