Quand tu dépends, tu scotches, tu fixes, tu enfermes, quand tu dépends. Tu retiens, tu glues, tu restreins, quand tu dépends. Tu réduis, tu etouffes, tu camisoles. Tu manques d'une voix nouvelle, de visions alternatives, de rêves inspirants. Tu manques à toi même pendant que tu envahis celle ou celui que tu dis "aimer". Mais lâche un peu son chemin, assouplis tes mains raidies sur les siennes, laisse lui de l'air à respirer sans toi. Tu as des frissons savoureux à distance, quand tu aimes. Une impatience qui n'envoie pas de pression. Une confiance qui n'exige pas de privations alienantes. Une douceur qui ne se sent pas menacée. Quand tu aimes. Tu as cette patience qui laisse son étendue à la liberté, du mystère aux différences, une chance encore au changement, au questionnement, au bouleversement. Si tu aimes.