Le monde impose la patience - son sang froid, sa détermination, son flot de résistance, sa puissance d'anticipation. Le monde encore si souvent sombre sombre, où l'espoir voudrait voir clair. Et impose aussi l'impatience - son agitation rebelle, ses pulsations vigoureuses, sa force de contradiction, contestation, confrontation, son potentiel d'imaginaire et son lien avec la joie des sens, pour nourrir les corps, les affermir, avec des parfums, des mélodies, des paysages et des façons d'aimer qui demeurent insoumises.