Parfois, la force de rien, ça pourrait se dire en se relâchant encore et davantage. La force de pas grand chose en vérité. Sauf la tienne, celle que tu mets en commun. Partage et pas dépossession. Comme un trajet qui nous réunit sans annuler nos itinéraires personnels. Et nos retrouvailles à chaque fois, on s'en fout de leurs durées tu as raison, elles sont chacune une escale mouvante, un point nomade, un segment de voyage sur des routes plus vastes qui nous dépassent, nous déportent, effaceront les dernières mailles de faim, de rage. On finira nus dans l'informulable. Ça pourrait ressembler à ton regard quand tu ne peux rien dire de plus.