Si les yeux s'engoncent dans les vues usuelles, se figent dans la fatigue, se réfugient dans le confort des paupières entrebâillées, se trouent, se limitent dans les vérités tamisées, paressent dans la faiblesse d'une ampoule vacillante quand rien ne surgit un peu plus loin, les regards restent mouvements, déplient les noeuds visuels, ralentissent les raccourcis de l’icône, les regards peuvent convoquer les absents que la souffrance retient dans le noir, les regards, accueillent ce qui aliène (visions des fous, hallucinations des assoiffés, meurtrissures des mutilés), explorent les déchirures ouvertes au couteau des questions, les regards ouvrent la part d'horizon que toutes les cages voudraient contenir.