L'instant la brèche. La nuit flotte comme un résumé d'huile quelques minutes dans le café. Le jour s'agite. Abeille éclaircie entre les pétales du temps. La figure, ficelée avec les failles, les faiblesses. Et les fumées de l'âge. Ces rides indiennes sur la peau que l'usure accompagne au tambour. Galoper sur le chemin qui ne sait pas ralentir. L'éphémère a fendu son masque. Sourire et déchirure à angle droit dans le vertige. Et les nuages. Le ciel n'est-il qu'un moment de couleur ? Les messages s'évaporent. Qu'ont volé les paroles qui puisse faire un nid ? Espérons encore des voix, chuchotant, murmurant, dialoguant, criant, qui soient des battements d'ailes entre les balles. Une douleur bleue serait-elle un été du chagrin ? Sur les doigts, les caresses patientent et passent les secondes. Gratter du bout des ongles le vernis rose-nausée des pauses superficielles. La joie ne manque pas de cordes. Arc et harpe. Hiatus dans les confidences entre le combat et la joie. L'instant la brèche. Vivre va tout au fond. Ca ne se devine pas. Ca se creuse.