Le petit blockhaus du bonheur des égoïstes que la détresse, la misère, la douleur épargnent… Toi, non, ne construis rien qui te coupe encore du monde. A quoi bon avaler chaque instant comme une friandise volée sur l’étalage qui nargue les affamés ? Accepte les cris dans ta tête de manifestations interdites. Accepte d'avoir le ventre ouvert par les impacts meurtriers de bombes lointaines. Dans ton quotidien giclent des boucheries étrangères. N’aies pas peur de gâcher un peu d’insouciance avec la souffrance des autres. Pourquoi risquer encore de ne rien comprendre aux luttes de notre temps ?