L'état du monde renverse les peurs. Il fallait autrefois avoir peur de mourir. D'un autre vertige devraient naître nos peurs présentes. Aujourd'hui comment ne pas avoir peur de ne faire que survivre ? Les gestionnaires de la crise nous préparent un monde de survivants. Bouffer, boire, bosser, dormir dans une architecture lissée par le fantasme d'une normalité confortable. On n'a pas besoin de l'art pour survivre, doit-on se dire dans les bureaux du pouvoir. Mais quand on ne fait que survivre que nous reste-t-il d'humain ?