Dans le parc squatté, les mondes se frottent, des sans-papiers avec leurs abris en carton, des enfants venant jouer le matin où la nuit les ivrognes rient plus fort que les chiens aboient, où des hommes embrassent d'autres hommes, où quelques nerveux insomniaques courent encore, et puis un vieux maintenant sur un banc lisant son journal, et les gens bientôt d'associations de soutien, et les flics aussi passeront, et les familles l'après-midi marchant pour digérer un trop long repas, et viendront d'autres sans-papiers, et des amoureux sur les bancs encore libres, et des adolescents pour flâner, pour fumer peut-être, et des joueurs de pétanque sur le chemin de sable, et d'autres enfants et leurs mères bruyantes, et il y a maintenant ce jeune homme faisant des tractions sur la barre de la balançoire, les enfants sont ailleurs, il est plus de midi, il y a moins de monde, les sans-papiers parlent plus fort